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 Exposé les relations amicales et amoureuses chez les ados

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Poerani



Messages : 4
Date d'inscription : 26/10/2009
Age : 29

MessageSujet: Exposé les relations amicales et amoureuses chez les ados   Lun 12 Avr - 21:08

A l’adolescence, tout change (ou beaucoup de choses en tout cas), au niveau du corps comme de la tête. Cette période peut être difficile pour le jeune, comme pour les parents. Elle correspond notamment à la période où se produisent, pour la plupart des jeunes, les premières expériences sérieuses amicales et amoureuses.

Cette étape de la vie humaine est caractérisée par l’évolution individuelle de la personnalité enfantine vers la personnalité adulte. Elle débute avec la maturité sexuelle, ou puberté, et prend fin avec la maturité sociale. En effet, les transformations pubertaires qui inaugurent l'adolescence entraînent la nécessité de vivre dans un corps sexué et l'accès à la sexualité génitale imposent l'apprentissage de l'intimité sexuelle, les modifications des structures cognitives favorisant l'accès à la pensée formelle (raisonnement personnel), au niveau supérieur de jugement moral et aux idéologies politiques, l'évolution de la vie sociale qui occupe toute la période médiane de l'adolescence nécessite la rupture progressive des liens d'attachements parentaux dans des relations égalitaires avec les pairs ; enfin l'affirmation de l'identité qui clôture l'adolescence impose des choix fondamentaux qui définissent l'individu pour soi et autrui et l'engagent désormais dans la vie adulte.


Nous allons donc étudier comment se forment les relations amicales et amoureuses des adolescents, quels en sont les raisons, puis les effets mais aussi les dangers.


I. Pourquoi l’adolescent cherche-t-il ce genre de rapport ?

Pendant la période de l’adolescence, ces relations y ont une place très importante dans son processus de socialisation. C’est grâce à elles qu’un jeune va pouvoir se forger sa propre personnalité et s’identifier. Ces expériences peuvent apporter plaisir et épanouissement mais aussi, parfois déception.
Même si elles se ressemblent, on peut noter des différences dans ces relations selon les sexes. Les filles sont généralement plus « sensibles » tandis que les garçons sont plutôt discrets voir « machos » et n’aiment pas avouer/montrer leurs sentiments. Selon le psychiatre Alain Braconnier : "Les filles étant en avance sur les garçons dans l'acquisition et l'usage du langage, elles s'habituent plus tôt à nommer et décrire leurs émotions". En conséquence, lorsqu’un conflit apparait, elles tentent le dialogue tandis que les hommes font les innocents. Bien sûr, ils sont d'accord, mais ils chercheront plutôt à recourir à des solutions concrètes et non à engager le dialogue. D'ailleurs exprimer leur ressenti ou se remettre en question « leur prend la tête ».

1. Les relations amicales…

C’est une relation entre deux personnes (ou plus) n'appartenant pas à la même famille se basant sur un sentiment d’affection, de sympathie. Elle va faire naitre entre ces personnes une réelle complicité, qui sera beaucoup plus forte au fil du temps.
Les adolescents attachent une importance, souvent excessive, aux relations qu’ils peuvent construire. Pour de nombreux jeunes, se faire des amis pour la vie est une question de survie. C’est grâce à ses amis que l’adolescent va pouvoir se construire sa propre personnalité et sortir du cocon familiale. Ils veulent s'intégrer, « faire comme les autres », dans leur façon de s'exprimer, leur comportement, leurs habitudes vestimentaires. Ils recherchent l'indépendance et préfèrent sortir avec leurs amis plutôt qu'avec leurs parents.
À côté de la famille, le monde des copains est celui de tous les apprentissages : partages, ruptures, trahisons, tendresse... Le rôle des copains est donc essentiel dans l’intégration sociale des adolescents.

2. … qui deviennent des relations amoureuses.

Pour passer d’une relation amicale à une relation amoureuse, il faut d’abord faire la différence entre amitié et amour. D'une manière générale, c'est le désir physique pour l'autre qui fait la différence: il existe dans l'amour mais non dans l'amitié. En revanche, une forte complicité et un grand attachement sont présents dans les deux sentiments qui reposent sur la confiance et la fidélité.
La relation amoureuse peut se définir comme une relation entre deux ou plusieurs personnes (polygamie, polygynie), basée sur une attirance quelconque entre ces personnes.
Avoir de profondes amitiés est un apprentissage pour les relations amoureuses. En amitié, on va apprendre à découvrir l’autre, on passe du temps avec lui ou elle. L’adolescent va exprimer ses sentiments, ses émotions : il va ouvrir son « jardin secret » dont les parents n’ont plus ou peu accès. Et cela sera réciproque : le jeune va écouter l’autre, prendre en compte ses opinions… et lorsque la relation d’amitié va être plus profonde, elle abouti souvent à une relation amoureuse.
L'amour est une préoccupation pour tous les jeunes et un passage/rituel presque obligatoire. La relation amoureuse peut durer une journée, plusieurs années, voire toute la vie. Ce qui fait la richesse de l’adolescent, c’est que les choses ne se fixent pas, mais se cherchent. Le jeune peut vivre des choses très intenses qui peuvent retomber rapidement. Cette intensité est nécessaire pour pouvoir en retirer les éléments essentiels à la construction d’une relation qui va tenir la route.

3. Socialisation à travers le groupe de pairs.

Les groupes de pairs jouent un rôle capital dans la socialisation des jeunes ainsi que dans leurs relations amicales et amoureuses. A partir de l'adolescence, le groupe de pairs pèse de manière de plus en plus décisive sur leur vie. Ils se retrouvent attaché à ce groupe en permanence, il sait ce qu’il doit faire et est protégé par celui-ci. L’adolescent passe davantage de temps avec ses pairs qu'avec ses parents. Le groupe de pairs exerce une influence majeure sur les valeurs et les comportements de beaucoup de jeunes.

• L’adolescent va chercher à s’intégrer à un groupe…
En quête de reconnaissance et d'amour, il ne trouve pas la place qui est la sienne au sein de la société. Une des solutions palliatives est l'investissement dans un groupe pour pouvoir se distinguer et se confronter à d'autres adolescents. Le groupe qu'ils forment se distinguera des autres selon certains paramètres (ex : sexe, vêtements, origine sociale ou géographique...) et les membres du groupe feront tout leur possible pour justifier une supériorité par rapport à l’autre. Ils feront également tout leur possible pour défendre, supporter les membres de leur groupe face aux concurrents. Ainsi, les mouvements d’identification se jouent largement hors du théâtre familial, par exemple au sein de la bande ou de la tribu et permettent de tisser des liens avec d’autres groupes ou entre les membres du groupe.

• ... et à se conformer à lui.
Une fois le groupe constitué, ses membres vont se conformer à ce qui se dit ou fait dans le groupe. En d'autres termes, chaque membre d'un groupe peut adopter un comportement, des attitudes des autres membres du groupe. En cas d’agression envers le groupe, les membres vont se " serrer les coudes " et adopter une ligne de conduite très unie, généralement calquée sur celle du meneur. Par exemple, les élèves pourront faire bloc pour éviter qu'un des leurs soit puni.

4. Affirmation de soi.

Selon Peter BLOS, le concept de l’adolescence est une seconde phase de séparation/individualisation de la petite enfance. Elle va être la période où le jeune va vouloir s’affirmer, ne plus vouloir écouter ses parents et faire « ce qu’il veut ». Il commence à avoir un regard objectif sur ce qu’il se passe autour de lui et commence à imposer son opinion (naissance de la pensée formelle). Il va donc s’affirmer sur le plan personnel mais également au niveau de ses préférences sexuelles.

• Se désinvestir pour investir ailleurs.
L’école, qui joue un rôle fondamental à l’adolescence, peut ainsi être le lieu des premiers désinvestissements. Il est fréquent que l’adolescent se révolte et se désintéresse de ce qu’il faisait avant. Il veut se séparer, s’éloigner un peu du foyer familial et se rapprocher plutôt de ses amis, de son groupe de pairs.

• Déterminer sa personnalité.
Les adolescents sont très influençables. Ils ont tendance à s'identifier à certaines personnes, que ce soit un chef de bande, une vedette ou un copain. Ces personnes leur servent de modèle et les adolescents vont imiter leurs faits et gestes pour se construire une personnalité. C’est pour cela qu’ils vont chercher aussi à se dépasser. Ils arrivent qu’ils le fassent à travers l'excès et la démesure, pour s'affirmer et construire leur personnalité d'adulte.

Les adolescents qui n'ont pas encore une personnalité bien formée sont très souvent peu sûrs d'eux. Ils ne se sentent pas bien dans leur peau. Ils ont parfois des problèmes psychologiques assez graves et s'il y a beaucoup de tension à la maison, à l'école, ils ont du mal à faire face à leurs problèmes.

5. Puberté.

C’est l’étape du développement humain marquant la transition de l'enfance à l'adolescence. Elle se signale notamment par une croissance rapide due aux hormones de croissance et le développement des caractères sexuels due aux hormones. L'ancienne image du corps devient incompatible avec ses nouvelles dimensions corporelles. L'adolescent perçoit alors son corps comme quelque chose d'étrange et d'étranger qu'il ne parvient pas toujours à maîtriser.
Ces transformations expliquent également l'importance qu'accorde l'adolescent à son apparence physique. L'adolescent se demande qui il est par rapport à ce corps transformé qui est le sien et qu'il ne connaît pas encore.
Dès lors, les jeunes explorent leurs relations avec leurs camarades, tant à titre d’amis que de partenaires romantiques ou sexuels potentiels. C’est pendant cette période que l’adolescent va être confronté à son orientation sexuelle. Elle se définit comme l’attirance sexuelle ou affective d’une personne, que ce soit vers des personnes du même sexe ou du sexe opposé. Les jeunes ont une orientation sexuelle même s’ils ne sont pas sexuellement actifs. Il existe de nombreuses possibilités d’orientation entre l’hétérosexualité et l’homosexualité, mais en général, on compte 3 catégories: les hétérosexuels, les homosexuels, les bisexuels.

Le sociologue et psychanalyste Freud parle de puberté et pas d’adolescence car celle-ci détermine un moment physiologique (changement du corps) tandis que l’adolescence est seulement une classe d’âge (on ne sait pas quand l’adolescence se termine). Au fond, elle permettra de faire la mise au point entre la tendresse et la sensualité. C’est une sorte de réactualisation de l’Oedipe qui permettra l’identification de l’adolescent : Qui suis-je? Qu’est-ce-qu’être un homme ou une femme? A quel groupe j’appartient? Etc...

II. Quels seront les effets de ces liens ?

L'adolescent va connaître des « hauts et des bas » dans ses relations, mais c’est grâce à elles qu’il va acquérir maturité et autonomie. Il cherchera toujours à se manifester par rapport aux adultes qui constituent un monde auquel il n'appartient pas encore. Il va donc s’opposer aux adultes, ce qui explique la recherche de l'originalité, des styles mais aussi les conflits, et toutes les attitudes par lesquelles l'adolescent se distancie du monde des adultes. En effet, il commence à réclamer plus de libertés afin de pouvoir découvrir/explorer le monde mais devra prendre conscience qu’il doit se fixer ses propres limites ou trouver un sens aux limites qui lui sont imposées. Tout lui sera bénéfique pour son épanouissement.

1. Identification.

• Affirmer son identité:
L'adolescent prend conscience de l'importance de sa personne même s'il ne sait pas très bien qui est cette personne. Il cherche son autonomie et, pour être autonome, il ne doit plus «appartenir» à personne, surtout pas à ses parents. Il veut développer «sa» vérité qui est la vérité. Et tranquillement, il part à la conquête de quelqu'un qui va correspondre à sa vérité, c'est le départ vers la «relation amoureuse». La conquête étant un phénomène essentiellement égocentrique, il faut donc que l'objet de sa conquête corresponde à sa vérité, sinon qui est-il, quelle est son identité? Alors il va afficher son identité, celle que l'on lui a enseignée et qu'il a apprise. Celle qu'il connaît, c'est-à-dire, pour le garçon, sa masculinité, pour la fille, sa féminité.

• Affirmer sa masculinité:
Chez l'adolescent, la masculinité, c'est la capacité de s'imposer, de défendre ses droits, la performance dans un domaine où il peut démontrer des habiletés (sport, sexualité, etc.), la bravoure, des attitudes de hâbleur face à des défis. Le garçon va utiliser ses atouts de force, de puissance, de bravoure ou ses talents pour se pavaner, montrer sa valeur, séduire celle qui deviendra l'objet de son plaisir et qui donnera ainsi un sens à sa valeur. Il possédera.

• Affirmer sa féminité:
Chez l'adolescente, la féminité, c'est la capacité d'être agréable à fréquenter, attirante sur le plan physique, à l'aise dans les relations interpersonnelles, tendre et attentive aux besoins des autres. La fille, elle aussi, quoique d'une façon qui paraît plus passive, est dans un processus de conquête. C'est en se laissant «prendre», en manifestant sa disponibilité, son accessibilité, qu'elle se voit «choisie» et ainsi, elle prend une valeur ou du moins sa valeur est reconnue. Paradoxalement, sa «faiblesse» (fragilité, insécurité) devient la force de son processus de conquête.

2. Difficultés d’expression.

L’adolescent attache une importance particulière dans ses relations sentimentales, alors en cas de conflit ou encore de séparation, il lui arrive d’éprouver une perte de repères et un sentiment de solitude dont les parents sont souvent impuissants à guérir instantanément. D’où l’importance de contrôler un minimum ses fréquentations, dialoguer avec lui et rester à son écoute, sans pénétrer son intimité.

3. Chagrin d’amour.

La première peine d'amour représente un moment crucial qui va permettre à l'adolescent, naguère dépendant en toutes choses de ses parents, de devenir un adulte responsable.

• Rite de passage
Si la première passion amoureuse confirme la distance prise avec les parents, c'est la première peine d'amour qui fait œuvre de rite de passage entre la dépendance de l'enfant et la maturité. Elle représente, en quelque sorte, un moment fondateur de la vie d'adulte. Tristesse confiante, dépression, tentative de suicide ou détachement: autant de mécanismes d'adaptation tributaires des expériences de séparations antérieures.

• Le rôle de la mère dans l'estime de soi
Le développement socio-affectif de l'enfant est en effet jalonné de ruptures ou de moments de crise dont le dénouement influencera la capacité d'aimer et de supporter les pertes.
La mère joue un rôle fondamental. Elle soutient par la qualité de son regard et de sa présence le cheminement qui va permettre à son enfant de prendre conscience de son altérité. C'est au cours de ce processus que va se développer le narcissisme primaire puis l'estime de soi qui sont la base des dispositions relationnelles. Ainsi, le passage de la fusion avec la mère à l'individuation et la position adoptée ultérieurement dans la triade père-mère-enfant représentent des étapes charnières auxquelles vont s'arrimer les enjeux principaux de l'adolescence.
Pour plusieurs, le désir de s'affranchir des parents et la quête identitaire se concrétisent sous la forme de passions amoureuses dont l'intensité évoque le plaisir et l'angoisse de se découvrir et de découvrir le monde. Ces grands amours représentent, à un moment où les repères ne sont plus évidents, une demande de confirmation narcissique et une recherche de complétude.

• Une mise à l'épreuve pour l'adolescent
La déception amoureuse peut provoquer un effondrement. Elle est alors ressentie comme rien de moins que la perte de soi. Mais la plupart du temps, la première peine d'amour représente une mise à l'épreuve des stratégies adaptatives développées antérieurement. Elle est pour l'adolescent l'occasion de mieux se connaître, de revoir ses attentes face à l'autre et de modifier ses stratégies d'attachement; ce qui va pousser le jeune à se remettre en question.

4. Homosexualité.

Le réveil pulsionnel de l’adolescence peut amener le jeune à être attiré par des personnes de sexe opposé, mais aussi par des personnes du même sexe. Cette attirance qui survient subitement et qui frappe sans crier gare peut le déstabiliser car il ne sait plus ce qu’il doit penser. L’adolescent peut simplement se trouver dans une période de flottement, au cours de laquelle il éprouve un certain désir pour une personne de même sexe et pouvant même s’accompagner de fantasmes. Cependant, cette phase n’est en rien annonciatrice d’une sexualité future de nature homosexuelle et se révèle tout à fait normale dans son développement psychosexuel. Souvent, au sein d’échanges amicaux, le jeune vit une relation privilégiée et plus ou moins exclusive avec une personne en particulier. Cette relation privilégiée peut être l’occasion de gestes affectueux, de disputes, de réconciliations, ce qui lui confère des allures de relations amoureuses. Parfois, il peut y avoir de l’attirance qui s’ajoute à cela et qui peut conduire à des gestes plus sensuels.
Cela correspond non pas à de l’homosexualité mais à une recherche d’identité, et en particulier d’identité sexuée, dans le sens de se sentir bien dans son sexe. Dans ce sens, l’ami(e) du même sexe joue le rôle de miroir, et permet de conforter l’adolescente dans son identité sexuée. Cependant, l’autre, porteur de l’autre sexe, peut intimider, déranger, faire peur et provoquer des blocages. C’est pourquoi l’adolescent va alors se tourner vers le miroir rassurant que lui offre son ami privilégié. Une fois, rassuré, l’adolescent pourra être en mesure de s’ouvrir à l’autre, de sexe différent.
L’adolescent qui vit une période d’importantes transformations, qui est friand de nouveauté et de nouvelles sensations, peut également vouloir explorer la relation homosexuelle. Cela peut également lui permettre de s’assurer qu’il n’est pas homosexuel ou au contraire lui confirmer cette voie.
Dans le cas d’une homosexualité avérée, l’adolescent peut être réticent à exprimer ouvertement ses choix et se réaliser selon ses désirs, notamment en raison de l’incompréhension et la violence liée à l’homosexualité, même si de nos jours la tendance est davantage à la tolérance et l’acceptation.

L’adolescence est donc une période de la vie hautement significative en ce qui concerne les nouveaux apprentissages et les découvertes amoureuses. De ce fait, elle est potentiellement synonyme de fragilité et de vulnérabilité. Les jeunes expérimentent de nouveaux comportements; ils vivent des moments heureux, mais aussi des problèmes et des déceptions. Il arrive parfois, au sein d’une relation amoureuse, qu’ils commettent ou tolèrent des actes de violence sans même en être conscients, ou en croyant fermement que ce sont des preuves d’amour ou des signes d’engagement dans la relation. Cette violence peut être très subtile et difficile à détecter, et ce, même pour l’entourage immédiat.


III. Quels peuvent être les dangers de ces relations ?

Premiers amours, premier baiser, puis la fameuse « première fois », c'est l'heure des premières prises de risques. A l'adolescence, vient l'heure des premières relations amoureuses, et avec elles vient celle des premières relations sexuelles, des premières angoisses de la « séparation », de nombreuses remises en question sur ses choix de vie, sur l'avenir, etc...A cette période de la vie, il est alors très important que l'ado bénéficie d'une écoute et d'une certaine attention de la part de son entourage familial ainsi que de ses amis qui sont son modèle social. En effet, pour pouvoir se construire, il est nécessaire que le jeune adulte puisse se référer des bases solides, telles que l'éducation de ses parents, leur chemin de vie, etc...Sur ce modèle, il construira ses propres expériences.

Les jeunes en recherche d'indépendance, et de séparation du cocon familial peuvent avoir des comportements a risque afin de prouver leur maturité, et leur capacité à gérer ce risque. Cependant, la réalité est parfois éloignée de l'effet attendu.

Chaque année, de nombreux cas de maternités précoces, de dénis de grossesse, d'Interruptions Volontaires de Grossesse (IVG), de Maladies Sexuellement Transmissibles (MST) sont recensés.
Des jeunes adolescents et adolescentes se retrouvent dépourvus devant des situations bien trop difficiles à gérer pour eux, et doivent souvent réagir en adultes qu'ils ne sont pas encore.

1. Dangers pour la santé:

• Maternité précoce:

La maternité précoce est souvent accompagnée chez les jeunes mamans de la combinaison d'autres facteurs de risques tels que la combinaison de problèmes psychosociaux, des difficultés relationnelles au sein du couple ou de la famille, ou encore de la crainte que ses jeunes filles ont de l'avenir, ce qui peut entraîner des complications au cours de la grossesse.
Chaque année, 10 000 adolescentes tombent enceinte en France.
Certaines jeunes décident de garder l'enfant, mais dans la majorité des cas, la jeune mère ou sa famille choisira ou parfois imposera l'avortement (9 000 à 9 500).

 Exemple de jeunes parents adolescents :

Alfie Patten 13 ans et Chantelle Steadman 15 ans, parents de Maisie Roxanne, née en février 2009 au Royaume – Uni.

La police a renoncé à lancer des poursuites pour relations entre mineurs de moins de 16 ans dans l'intérêt du couple et de leur bébé.

• Déni de grossesse:

Le déni de grossesse quant à lui est le fait qu'une maman n'ait pas conscience d'être enceinte.
Chez les ados, la préoccupation principale n'est pas tant de concevoir un enfant mais simplement de partager l'acte avec son petit ami.
Malgré cette forme d'insouciance, le problème n'en est pour autant évité. On se retrouve alors dans certains cas confrontés à cette situation de déni.
Il arrive que la jeune ado ne peut alors se rendre compte qu'elle est enceinte qu’au moment de l'accouchement. Il n'y a donc aucun suivi médical de la grossesse, ce qui met en jeu de nombreux risques tant pour la mère que pour le fœtus.
Des accouchements dans des lieux insalubres peuvent alors avoir lieu, et dans les cas les plus graves, l'accouchement peut amener la jeune mère à tuer son nouveau né, prise de terreur et totalement démunie devant cette nouvelle situation totalement imprévue.

 Témoignage de Blandine, 16 ans:

Blandine est arrivée un matin aux urgences pour de violents maux de dos. L'infirmière a voulu lui poser une sonde urinaire, mais impossible de l'introduire. Elle a cherché à comprendre pourquoi, c'est alors qu'elle a aperçu... des cheveux! « Sans me donner d'explications, elle a appelé un médecin », raconte Blandine. Et là, on m'a dit: « Vous êtes sur le point d'accoucher mademoiselle ! »
Tout s'est écroulé autour de moi...J'ai pensé à mes parents qui m'attendaient dans la salle d'attente, à mon petit ami a qui je devrais annoncer qu'il était papa, et à toute ma vie qui venait d'être totalement chamboulée.

• IVG:

Prises au dépourvu par une grossesse non désirée, les jeunes ados ont pour la majorité recours à l'interruption volontaire de grossesse.
Cette interruption est légale ou ne l'est pas dans certains pays, et selon des conditions bien particulières.
Cependant, les ados ont souvent du mal à annoncer le fait qu'elles soient enceinte à leurs parents, par peur de leur réaction, et sont donc amenées dans la plupart des cas à demander une IVG de façon anonyme.
Dans les cas plus graves, des avortements clandestins peuvent également avoir lieu, (surtout dans les pays en voie de développement), ce qui implique des opérations dans des lieux insalubres, effectuées par des personnes non qualifiées, et qui entraine souvent de nombreuses infections, des séquelles importantes, la stérilité ou même la mort de la jeune femme.
Or mis les risques des interventions, l'IVG est une décision très difficile à prendre pour une adolescente, et qui laisse des séquelles psychologiques lourdes à cette jeune.

• MST:

Les premiers rapports sexuels chez les ados peuvent être synonyme d'une certaine liberté acquise, et peuvent amener à une prise de risque: ne pas se protéger, etc...
Cependant, si les ados pensent se libérer de l'autorité parentale en n'écoutant pas leurs conseils de prévention, ils se retrouvent donc à être les plus vulnérables en matière de maladies sexuellement transmissibles.
Les plus connues d'entre elles, et non pas les moindres, étant l'hépatite B et le VIH (Virus de l'Immuno-défience Humaine), touche chaque année de nombreux jeunes, malgré le développement d'une campagne mondiale de prévention contre ces risques.

2. Dangers psychologiques:

Les sentiments dépressifs sont les symptômes les plus répandus au niveau de la psychopathologie de l’adolescence. Ses réactions peuvent alors être de plusieurs types: problèmes psychologiques, troubles tels que la dépression, l'anorexie, la boulimie, les comportements violents...On note cependant différents degrés qui vont de la morosité passagère à la véritable maladie ou encore le suicide.
L’adolescent connaît des passages dépressifs normaux liés aux remaniements internes qu’il subit. Cependant, si c’est un état qui s’installe de manière prolongée, il faut s’en préoccuper car confronté à des situations difficiles à gérer et n'étant pas en mesure ou ne désirant pas en parler à son entourage, l'ado peut se retrouver seul et complètement dépourvu.

3. Intérêt de l'éducation sexuelle :

De nombreuses études ont été réalisées sur l'impact des programmes d'éducation sexuelle. Pas de surprise, la plupart d'entre elles montrent que les ados informées sont moins nombreuses que leurs petites copines à vivre une grossesse précoce ou un avortement. De même, garçons ou filles fréquentent plus volontiers les centres de planning familial et sont de plus grands "consommateurs" de pilule et de préservatifs.
Il a également été démontré que l'information, si elle est nécessaire, n'est pas suffisante pour modifier les comportements. Seuls les programmes associant discussions en petits groupes, jeux de rôle, interrogations sur ses propres attitudes et valeurs… provoquent des changements de comportements significatifs, qui se poursuivent dans le temps. Et ces programmes sont d'autant plus efficaces qu'ils sont dispensés avant les premiers rapports sexuels.




Pour conclure, beaucoup de choses se mettent en place à l'adolescence. Ce sont comme des étapes par lesquelles chaque adolescent doit passer pour s’identifier : se séparer peu à peu de ses parents, s'affirmer auprès d'eux, de son entourage et de soi-même, devenir autonome, préparer son avenir professionnel, commencer à avoir des relations amoureuses et sexuelles, découvrir et oser montrer des sentiments nouveaux... Le rôle de l’entourage participant à sa socialisation (école & famille surtout puisque c’est là où il passe la plupart de son temps) y est essentiel car c’est lui qui l’aidera à se construire! Il est donc important d’avoir des personnes autour de lui qui l’apprécient tel qu’il est, lui donnent amour, soutien et conseils dans des moments de doute, l’aident à se sentir bien dans sa peau et lui renvoient une image positive de lui-même. C’est personnes sont aussi là pour lui apporter un certain cadre et des limites. Les parents jouent ce rôle en général d’où la naissance de conflits durant cette période. D’où la nécessité d’instaurer un dialogue et une écoute sans faille avec le jeune en faisant attention à ne pas entrer dans son « univers » mais en le prévenant des risques qu’il peut courir : prévention et information sur ses fréquentations, la contraception, les MST, etc.
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