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 Exposé sur le respect

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Amandine.B



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Date d'inscription: 15/11/2009
Age: 23

MessageSujet: Exposé sur le respect   Lun 12 Avr - 19:36

LE RESPECT

Chaque être humain, quelle que soit son origine, sa culture, sa religion, son milieu social, son rang hiérarchique, a des devoirs de respect envers l'autre. Une société sans respect ne peut pas fonctionner. Ce serait une société ou une ambiance d’hostilité d’insécurité perpétuelle régnerait. Ce serait l’anarchie. Pour vivre nous avons besoin de repères, de pouvoir anticiper des événements. Le respect est un concept de savoir vivre essentiel et complexe qui permet de prévoir le comportement des personnes. La notion est subjective comme tout aspect des relations et ne peut donc pas être traitée de façon scientifique mais de façon humaine
Ainsi nous nous somme demander comment définir le respect, quel signification nous pouvons lui donner quelles formes il revêt.

Il y a beaucoup de chose à dire sur le respect, c’est un sujet très vaste. Ainsi, nous avons choisi de traiter des aspects qui nous paraissent les plus importants.
Dans un premier temps, nous présenterons la notion à travers sa définition usuelle et les différentes formes de respect. Dans un second temps, nous aborderons la place du respect dans trois domaines différents (la famille, l’éducation, et le monde professionnel). Puis, dans un troisième temps nous traiterons da la complexité du respect, de son aspect évolutif et variable dans des communautés différentes.

I- Qu’est-ce que le respect ?

1) Définition

Le mot respect vient du latin « respectumus » qui signifie égard et considération. Le respect est donc le sentiment d’égard, d’acceptation, voire de vénération que l’on peut avoir envers un individu ou quelque chose.
Le respect est absolument nécessaire à toute organisation sociale car il donne de la valeur aux règles et aux lois édictées dans le passé. La valeur respect émerge aujourd’hui comme une exigence première des français dans les relations interpersonnels. Le respect mutuel est considéré comme le fondement de la paix sociale. Etre respecté est un signe de citoyenneté.
Le mot respect est très difficile et complexe à définir car il change selon les sociétés, l’époque et les cultures. Les normes en sont floues et évoluent évidemment avec le contexte culturel et politique. Pour certain le respect c’est une question d’âge, pourtant que l’on ait 15 ou 80 ans, le respect doit se mériter. Pour d’autre le respect passe par le vouvoiement, car pour eux le tutoiement est une atteinte à la personne et donc un manque de respect.

2) Différentes formes de respect

Le respect commence par le respect de soi-même, de son corps, de son esprit et de son cœur. Le respect de soi c’est accepter ce que l’on est, avec nos qualités et nos soi-disant défauts. Ne pas se laisser imposer des choses qui n’entrent pas dans nos valeurs ou ne correspondent pas à nos convictions. Il faut donc savoir dire NON et ne pas juger. Se respecter, c’est aussi avoir une bonne hygiène de vie, donner à son corps une bonne alimentation, faire de l’exercice, et s’accorder suffisamment d’heures de sommeil.
Le respect des autres (leur corps, leurs biens, leurs opinions…) est un élément fondamental de la vie en société. Avoir du respect pour quelqu’un c’est le traiter avec égards et estime afin de ne pas lui porter atteinte ou préjudice. On ne peut pas prétendre avoir du respect pour les autres si on ne se respecte pas d’abord soi-même.
Ce respect semble disparaître :
- Les injures entre automobilistes
- Les propriétaires de chiens qui laissent salir les trottoirs
- Les personnes qui se bousculent
- Les voisins bruyants
Le respect collectif qui est un ensemble de règles et de lois que chaque gouvernement, ville ou société à voté. Le respect collectif consiste simplement à accepter et suivre ces lois afin de pouvoir vivre en collectivité et à accepter les autres tels qu’ils sont, quelles que soient leur couleur, leur religion et leur statue social. On n’est pas toujours en accord avec ces lois, mais lorsque l’on veut vivre en société, mieux vaut s’y conformer. La loi et les règlements sont journellement bafoués, à commencer par le code de la route.

II) Le respect dans différents domaines

Il a été instauré le 17 juillet 1970 une loi qui dis que « Chacun a droit au respect de sa vie privée.» Relève de la vie privée, tout ce qui touche à l’intimité de la personne : sa santé, ses mœurs, sa vie amoureuse, ses sentiments, ses origines raciales… Le principe du respect de tout être humain dès le commencement de la vie, est énoncé pour la première fois dans l’article 1 de la loi Veil du 17 janvier 1975 semble en opposition avec l’interruption de grossesse que cette même loi à instauré. Le droit à la vie trouve donc ses limites dans la liberté qu’a la femme d’avorter.
Après sa naissance, l’enfant fait face à des phénomènes sociaux comme par exemple le respect, que nous allons développer dans la famille, dans l’éducation et dans le monde professionnel.

1) La famille

Le respect est un phénomène social et comme nous le savons la famille fait parti de la socialisation primaire. C’est pendant cette phase que l’enfant acquière son langage, ces références culturelles majeures. Le respect doit être appris dès les premières années, en douceur mais fermement.
Entourer leurs enfants d’amour, c’est évidemment le premier rôle des parents mais cela n’exclut pas qu’ils se fassent respecter. La Bible stipule d’ailleurs « Tu honoreras ton père et mère ! » et le code civil dit la même chose en son article 371. Sans revenir à la conception haïssable du père dominateur, écraseur de personnalités, il y a fort à faire, à l’inverse, pour rattraper les effets pervers de la mode des « parents-copains » (ex : donner une tape dans le dos de sa mère ou de son père).
Que nous soyons adulte ou enfant, nous voulons tous être écouté, car être écouté prouve que l’on a de la valeur et que l’on attache de l’importance à ce que l’on est. La famille doit pouvoir montrer à l’enfant que la vie ne passe pas par de la violence mais bien par du respect. Le dialogue, l’écoute, la patience, la compréhension… Les enfants ont besoin de règles et de limites d’où le rôle des parents. Par exemple : on ne parle pas aux parents comme on parle aux camarades de classe.

C’est en respectant les enfants que les parents leur permettent de grandir et de se construire efficacement. Il faut apprendre aux enfants à respecter les autres, leur environnement et surtout à se respecter d’eux-mêmes. En les écoutant, les parents leurs montre qu’ils les respectent. Ils apprendront à leur tour comment écouter autrui, et seront moins centré sur eux-mêmes, sur leurs jeux ainsi que sur leur copain. C’est aussi en vivant avec les autres qu’on apprend à les respecter d’où l’importance de la famille.

A contrario, la violence verbale est destructrice et malsaine pour l’enfant, toute éducation doit donc être non violente. C’est pour cela que les militants des droits de l’enfant s’attaquent aujourd’hui à ce grand classique de l’autorité parentale qui est la fessée. Humiliante et nocive, la fessée serait en outre inefficace. L’Allemagne, en septembre dernier, a voté une loi interdisant la fessée, la tape ou la gifle. Avant elle, les pays scandinaves avaient légiféré, tout comme l’Autriche (1989), et l’Italie (1996). Selon un sondage réalisé en 1999, 54,5% des Français disent donner souvent des fessées à leurs enfants. C’est beaucoup trop selon l’association Eduquer sans frapper. Il ne s’agit pas de mettre les parents en prison pour une gifle mais de lancer une vaste campagne d’information sur les dangers de la fessée. Des études ont prouvé que ceux qui avaient reçu des tapes, même occasionnelles, avaient plus de risque de connaître la délinquance, l’alcoolisme ou le suicide, ce qui se répercute sur le respect de soi mais aussi des autres.

Aujourd’hui, il y a une tendance « parents-copains » qui fait que les enfants ne se rendent pas compte ce qu’il font. Comme par exemple : répondre à ses parents lors d’une dispute, insulter ses parents, et peut même parfois aller jusqu’à la violence. C’est pour cela qu’il est important de poser des limites et des règles très tôt. Chacun peut dire ce qu’il ressent mais sans tomber dans l’irrespect.

2) L’éducation

Dès que les parents déposent leurs enfants à l’école, ils laissent la responsabilité aux enseignants pour leur apprendre le respect.
L’école française est un lieu de vie où se côtoient des enfants issus de milieux et de cultures différents. Les enseignants doivent gérer cette mixité à travers les principes démocratiques qui fondent l’école publique de la République Française et notamment celui de la laïcité.
L’école doit se vivre comme un lieu de compréhension, de connaissance des autres cultures, notamment pour faire comprendre à l’élève la part d’universel que recèle chaque culture et apprendre à les respecter. Faire vivre la laïcité, c’est défendre la liberté de conscience, c’est promouvoir l’universalisme et les droits de la personne humaine. L’école veut que tout être humain soit respecté pour lui-même, indépendamment de la communauté linguistique, culturelle, ethnique ou religieuse à laquelle il se sent appartenir. Elle postule que les enfants apprennent à vivre ensemble, donc, au minimum, à admettre des limites à leur liberté. C’est dans les écoles que la question du respect est des plus sensibles.

Pour les élèves le symbole du mauvais prof est celui qui n’arrive pas à imposer le silence, celui qui n’ose pas imposer des règles de comportement strictes. Beaucoup d’enseignants voudraient être plus autoritaires mais constatent qu’ils ont moins de droits que leurs élèves.

Exemples :
- Le 02/02/2000 (En Provence): L’enseignant alsacien de 47 ans est privé de salle de classe depuis le 8 décembre, ce qui a déclenché la protestation des parents d’élèves de l’école. Il avait corrigé un élève de CM2 particulièrement turbulent, qui avait bousculé plusieurs petits camarades avant que le maître ne sévisse d’un coup de pied aux fesses. Un certificat médical attestant la présence d’un bleu sur le postérieur de l’enfant.
- Le 05/02/2008 : un enseignant a comparu devant un tribunal correctionnel pour une claque donnée à un élève de 11 ans qui l’avait insulté en le traitant de « connard » Il a été condamné à 500 euros d’amande.
- Un professeur de sport qui a pris deux mois de prison avec sursis pour s’être défendu d’un élève qui l’agressait.

La violence à l’école a augmenté légèrement de 2005 à 2006, le taux de signalement est passé de 80 000 à 82 000. Cependant, 10% des établissements ont le triste privilège de concentrer 50% des actes de violence. Cette étude a été faite par l'Observatoire Européen de la Violence Scolaire qui est un laboratoire de recherche sur les phénomènes de violences scolaires et urbaines.
Rattaché au département des Sciences de l'Education de l'Université Victor Segalen Bordeaux 2, il est dirigé par le docteur Catherine Blaya.

Comme on peut le voir sur ce graphique les violences les plus fréquente sont les menaces (insultes), la violence sans arme et les vols. Il présente la violence entre professeur et élève, mais aussi d’élève entre élève. Ces violences peuvent être dues à un manque de respect, une sensation de ne pas être écouté ou encore un mal être.

A l’école, le respect passe aussi par le vouvoiement qui permet de créer une certaine distance entre le professeur et l’élève et pourrait peut-être enrayer quelques dérapages de langage. En 2007, Le ministre de l’éducation Xavier Darcos (maintenant Luc Chatel) voulait rendre obligatoire le vouvoiement à l’école, hors on ne constate pas beaucoup d’élèves qui tutoient leurs professeurs. Il est vrai qu’en maternelle et primaire les enfants ne vouvoiement pas leur maîtresse ou maître car ils n’ont pas encore appris cette notion.

Pour permettre la diminution des violences, il a été mis en place une heure de vie de classe qui favorise la communication entre élèves et adultes. Cependant les enseignants ne se sentent pas forcément armés pour l’animation d’un groupe et on peur de la réaction des élèves.

Pour lutter contre la violence et réintégré le respect à l’école, le ministère de l’Education nationale a mis en place la campagne nationale « Le respect ça change l’école » en 2001. Les étudiants devaient imaginer en 5 feuillets un texte au message positif, vecteur d’une idée fédératrice. Les manuscrits ont été envoyé sur le site « manuscrit.com » où un espace de discussion est au service de ces étudiants.

3) Le monde professionnel

A) Le respect dans la vie professionnelle :

La vie professionnelle, peut être définie comme l'existence menée par un individu résultant de l'accomplissement d'un métier, d'une activité exercée pour assurer ses besoins.
La vie professionnelle au sein d’une entreprise est régie par des règles définies par l'employeur, et en fonction de la justice. Ces règles ont pour but le bon fonctionnement de l’entreprise. Mais d’autres règles, font parfois défaut au sein de nos entreprises, qui sont pourtant très importante pour le bien être et l’efficacité des salariés: ce sont les règles de savoir vivre tel le respect, l'attention et la délicatesse.

a) Le respect des autres:

Il passe notamment par des règles de courtoisie au sein de l’entreprise. Il s'agit souvent de préceptes ou d'attitudes de bon sens, que par intuition ou sens de l'observation la plupart adoptent naturellement. En assimiler quelques-unes ne constitue pas un effort intellectuel intense et permet l’entretien d’une relation de convivialité, de solidarité, et de témoigner de sa reconnaissance de l’autre.
Parmi elles on peut citer les actes de:
- Saluer ses collègues, son patron, lorsque vous arrivez sur votre lieu de travail (entretenir une ambiance conviviale, faire savoir que l’on est rentré et disponible s'ils ont besoin de nous.)
- Vouvoyer (sauf si proposition du tutoiement) marquer de la distance, ne pas passer pour méprisant.
- Choisir ses confidents avec soin, ne pas ennuyer ses collègues.
- Faire attention aux horaires pour solliciter son patron, un collègue: ne pas le déranger, empiéter ou s’imposer sur sa vie privée.
- Savoir éteindre son portable lors d’une réunion, d’un repas d’affaire avec des collègues et/ou son patron.
- Lors d’une pause demander la possibilité de se joindre à une personne ou un groupe.
- Eviter de parler politique ou religion.

b) Le respect de soi

Cette forme de respect est très importante dans une entreprise car on a tendance à s’oublier, à vouloir en faire trop. Se respecter passe par le fait de ne pas dévoiler des informations trop personnelles ou trop intimes au risque de dégrader sa propre image au sein de l’entreprise.
Savoir refuser des demandes, des sollicitations si cela nuit ou entame notre vie personnelle.

On passe plus d’ 1/3 de notre vie au travail. Il est très important et même vital de se sentir bien dans sa vie professionnelle. Le respect au sein de l’entreprise est une valeur incontournable qui passe donc par un ensemble d’actes, de gages de considération. Il permet la création de différents liens et en découle la culture de valeurs tel la solidarité, la confiance, la tolérance et le plaisir d’aller travailler. Un manque de respect général au sein d’une entreprise peut avoir des conséquences dramatiques sur les personnes, et sur l’ensemble de la structure.

c) Exemple de France Telecom

Dans l’exemple de France Telecom, on peut voir que la disparition du savoir vivre peut créer une ambiance pesante qui peut avoir des conséquences dramatiques sur les salariés, jusqu’à l’acte de suicide.
Voir article en annexe

B) La discrimination

Dans la vie professionnelle, un exemple flagrant de l’absence de respect est la discrimination, une pratique grave qui peut faire l’objet de sanction civile et pénale.


a) Qu’est-ce qu’une discrimination ?

De manière générale, une discrimination est une inégalité de traitement fondée sur un critère prohibé, par la loi, comme l’origine, le sexe, le handicap etc., dans un domaine visé par la loi, comme l’emploi, le logement, l’éducation, etc…
Elle peut être:
- Directe: c’est le fait que sur un des critères (ci après), une personne soit traitée de manière moins favorable qu’une autre dans une situation comparable
- Indirecte : c'est le fait qu’une disposition, une pratique neutre en apparence soit susceptible d’entraîner, sur des fondements évoqués ci-après, un désavantage particulier par rapport à d’autres personnes, sauf si cela est objectivement justifié par un but légitime (du fait de la nature du poste, par exemple). Dans ce cas, les moyens pour réaliser ce but doivent alors être nécessaires et appropriés.
Elle peut également prendre la forme d’un harcèlement.
Par exemple les mesures discriminatoires envers un salarié ou stagiaire concernent, la rémunération, des mesures d’intéressement, de formation, de reclassement, d’affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation ou encore de renouvellement de contrat.
Les critères qui peuvent faire l‘objet d‘une discrimination de la part d‘un employeur (ou d‘un autre salarié) et qui sont réprimandé par la loi (article L.1132-1 du code du travail), sont :
• Son origine ;
• Son sexe ;
• Ses mœurs ;
• Son orientation sexuelle ;
• Son âge ;
• Sa situation de famille ou de grossesse ;
• Ses caractéristiques génétiques ;
• Son appartenance ou non, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation ou une race ;
• Ses opinions politiques ;
• Ses activités syndicales ou mutualistes ;
• Ses convictions religieuses ;
• Son apparence physique ;
• Son nom de famille ;
• Son état de famille ;
• Son handicap.

La loi du 27 mai 2008 favorise l’égalité de traitement entre les salariés. Exceptionnellement, lors de l’embauche ou pendant l’exécution du contrat de travail, une différence de traitement est admise. En revanche, une discrimination avérée peut faire l’objet de sanctions civiles et pénales.

b) Les différences de traitement admises

Quelquefois, les différences de traitement (à l’embauche ou durant le temps de travail) sont possibles quand elles reposent sur une exigence professionnelle essentielle et déterminante. L’objectif doit être légitime et l’exigence proportionnée (article L1133-1 du code du travail).


Ce sont:
Les distinctions de traitement fondées sur l’âge (article L1133-2 du code du travail). Des différences de traitement liées à l’âge sont admises si justifiées (politique d’emploi, protection de la santé et de la sécurité du salarié jeune ou moins jeune, ..). A titre d’exemple, les travaux qui sont interdits aux salariés mineurs (article D4153-21 du code du travail).
Les différences faite en raison d’une inaptitude liée à l’état de santé ou le handicap constaté par un médecin du travail: elles ne créent pas non plus de discrimination quand elles sont objectives, nécessaires, appropriées (article L1133-3 du code du travail et article 225-3 du code pénal).
Lorsque l’appartenance à l’un ou l’autre sexe est une exigence professionnelle: le code du travail définit ces emplois et activités professionnelles (article R1142-1 du code du travail) :
• Les artistes appelés à interpréter un rôle féminin ou masculin ;
• Les mannequins chargés de présenter des vêtements et accessoires ;
• Les modèles masculins et féminins.
En dehors de ces différences de traitement autorisé, la loi protège les salariés contre les agissements de l’employeur mais également contre ceux d’autres salariés. Elles précisent aussi que les salariés, témoins ou ayant relaté des agissements discriminatoires, ne peuvent faire l’objet de sanctions (article L1132-3 du code du travail).


c) Que faire en cas de discrimination au travail ?

Tous les travailleurs sont protégés contre la discrimination, y compris:
- Les apprentis
- Les travailleurs à titre privé travaillant sur le lieu de travail de votre employeur
- Les postulants pour un emploi

En cas d’acte discriminatoire, il est conseillé de faire appel dans un premier temps aux différents acteurs de la lutte contre les discriminations pour tenter d’obtenir satisfaction. Le recours immédiat à la Justice, sans tentative préalable de conciliation, peut crisper des situations susceptibles d’être résolues par d’autres biais. Nous avons choisi de vous parler de la HALDE, et du conseil des Prud’hommes.

 Saisir la HALDE
La haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité a été créée par la loi du 30 décembre 2004. C’est une autorité administrative indépendante. Ses objectifs sont d’identifier les pratiques discriminatoires, de les combattre et de résoudre concrètement les problèmes qu’elles posent.
Voir dépliant en annexe

La HALDE étudie toutes les plaintes qui lui sont transmises. Elle transmet aux personnes les informations sur les procédures adaptées et aide la personne à constituer son dossier.
La HALDE recueille toutes les informations sur les faits portés à sa connaissance, évalue la discrimination et aide à trouver une solution concrète pour rétablir l’égalité de traitement. Elle dispose de pouvoirs d’enquête pour établir la preuve de la discrimination. Elle peut faire procéder à des auditions et des vérifications sur place et se faire communiquer toute information. Les personnes mises en cause ou sollicitées sont tenues de répondre à ses demandes. En cas de refus, la haute autorité peut saisir le juge des référés pour les y contraindre.
La HALDE peut exiger de l’auteur d’une discrimination d’y mettre fin et rendre publique son intervention. La haute autorité peut également transmettre le dossier à l’autorité disciplinaire.

o Rôle de Médiation
Lorsqu’une solution peut être obtenue sans procès, la HALDE peut proposer une médiation, et avec l’accord des parties, nommer un médiateur.

o Action en justice
En cas de procès, la personne est informée des procédures et des recours possibles et peut demander l’intervention de la haute autorité devant le tribunal civil, tribunal correctionnel, conseil des prud’hommes, tribunaux administratifs, afin qu’elle donne son avis. La haute autorité présente ses observations à la demande du juge ou de son propre chef. La haute autorité informe le procureur de la République lorsque des faits constitutifs d’un crime ou d’un délit sont portés à sa connaissance.

o Transaction pénale
Depuis la loi du 31 mars 2006, la HALDE a également la possibilité de proposer aux parties une amende transactionnelle (d’un montant maximal de 3 000€ pour les personnes physiques et de 15 000 € pour les personnes morales) accompagnée de dommages et intérêts pour réparer le préjudice subi par la victime. La transaction, acceptée par les parties, doit être homologuée par le procureur de la République.
Elle peut s’accompagner de mesures de publicité de la décision. En cas de refus de la proposition, ou de non-exécution de la transaction, la haute autorité peut citer directement l’auteur des faits devant le tribunal correctionnel.


 Saisir le conseil des prud’hommes
C’est une juridiction civile d'exception, c'est-à-dire qu'il ne peut connaître que des litiges dont la compétence lui est spécialement attribuée par la loi. Il tranche en 1er instance des conflits nés à l'occasion du contrat de travail.
o Organisation :
C'est une juridiction paritaire, composée de juges non professionnels investis de la fonction de concilier et en cas d'échec de juger les conflits. Il comprend un nombre égal de conseillers salariés et employeurs élus pour cinq ans par leurs pairs.
Il existe au moins un conseil des prud'hommes par ressort de Tribunal de Grande Instance.
Chaque Conseil de prud'hommes comprend cinq sections : agriculture, industrie, commerce encadrement et divers
Le critère de rattachement à la section est l'activité principale de l'entreprise, (sauf pour les cadres.).
Chaque conseil des prud'hommes comprend une formation de référé commune à l'ensemble des sections composée d'un conseiller salarié et d'un conseiller employeur.

o Compétences :
Il règle les litiges individuels relatifs au contrat de travail ou à l'apprentissage: congés, durée du travail, salaires, discipline, licenciements, démission, licenciement abusif, abus de pouvoir....sauf, salariés de l'Etat, fonctionnaires territoriaux, et établissements publics et administratifs.
o La saisine
Se fait, soit par lettre recommandée avec accusé de réception, soit par une déclaration sur un formulaire type au secrétariat du Greffe du Conseil des Prud'hommes. Le salarié qui intente l'action peut choisir le Conseil des Prud'hommes du lieu de son embauche ou celui du siège social de l'emprise qui l'emploie. En principe le conseil des prud'hommes compétent est celui dans le ressort duquel est situé l'établissement ou est effectué le travail.
Voir schémas en annexe

 Les sanctions encourues
Une personne reconnue coupable de discrimination encourt des sanctions pénales (trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende).
Les personnes morales peuvent aussi être déclarées responsables pénalement d’actes de discriminations. Les peines encourues sont l’amende et l’interdiction d’activité.
D’autre part, un employeur doit protéger ses salariés contre des actes de discrimination par d’autres travailleurs et doit montrer qu’il a pris des mesures efficaces pour empêcher qu’ils se produisent. La personne victime d’une telle discrimination doit donc en informé son employeur, en lui apportant les preuves de ces propos. Ainsi lorsque un salarié est reconnu fautif d’une discrimination sur un autre salarié de l’entreprise, ce dernier peut faire l’objet d’une sanction disciplinaire de la part de l’employeur.
Une discrimination au travail, quelle qu’elle soit, et même si elle ne concerne qu’un(e) seul(e) salarié(e), lèse en premier lieu la personne qui en est victime; elle lèse aussi, à terme, l’ensemble des salariés, en permettant que des critères autres que le travail servent à déterminer les conditions d’emploi, de travail et de rémunération de quelqu’un.

La lutte contre toute discrimination est une question de morale et de justice, c’est aussi le meilleur moyen de défendre la dignité et les droits de tous les salariés. C’est une question de respect.

III) Complexité du mot « respect »

1) Le respect est-il en train de disparaitre?

Insultes au volant, regard fuyant, professeur menacé, personnes âgées agressées…
Dans notre société actuelle, le respect semble en voie de disparition.
Notamment les jeunes semblent moins respectueux aujourd’hui qu’autrefois.
Pour une grande partie d'entre eux on assiste a une diminution du respect de l'autorité, du respect des enseignants, du respect des anciens, du respect de la hiérarchie, du respect de la famille…
D’une part ceci peut s’expliquer part le fait que malheureusement, les jeunes pensent que l’insolence et le manque de respect envers les autres poussent leurs pairs à les respecter. «Lorsqu’on est en groupe ou en classe et qu’on ne répond pas à un professeur ou un passant qui essaye de nous intimider, nous sommes aussitôt traités de dégonflés et de trouillards. » Certains se rebellent donc contre toute remarque déplacée de la part des adultes, seulement pour ne pas être sujet aux dérisions sans merci par leurs pairs

Mais d’autre part, ceci peut s’expliquer aussi par une évolution de la notion du respect. Par exemple, le respect des anciens perd de sa valeur dans le sens que toute personne, au même titre, et pas seulement les « anciens » sous argument qu’ils sont plus âgées, mérite le respect. Les jeunes d’aujourd’hui on besoin de se sentir respectés, de savoir qu’ils sont respectés pour respecter. Notamment, il leur parait impensable de respecter une personne âgée irrespectueuse, qui ne le « mérite pas«. C’est un peu une relation « donnant-donnant » qui est souvent le fruit d’une éducation plus laxiste, différente de celle d’autrefois, tant dispensée par les parents que par l‘école.
Mais les jeunes ne sont pas les seule concernés, la société toute entière tend à perdre des notions de savoir vivre.
On ne peut pas dire que le respect à disparu, mais plutôt évolué. Le respect comme la confiance se gagne.
D’autre part il paraît aujourd’hui paradoxal d ‘exiger le respect d’une école que la société elle-même a complètement dévalué, de respecter un policier que toutes les familles critiquent de respecter une justice méprisée sur les plateaux T.V., de respecter un politicien considéré comme un magouilleur, de respecter des parents qui se complaisent dans le non-respect des règles de vie en société, de respecter la loi pour sa valeur alors que le seul objectif des adultes est de ne pas se faire prendre, de respecter l’autre alors que la pub ne parle que de moi, de mes désirs et de mes besoins…

2) Le respect n’est pas une valeur universelle

Le respect est une valeur que l’on retrouve au cœur de la vie des individus et de toutes les communautés. Seulement, cette valeur n’aura pas la même forme d’une culture, d’une société à l’autre. C’est pourquoi on ne peut pas vraiment dire que c’est une valeur universelle.
Pour exemple, nous aborderont les trois formes de respect (de soi, de l’autre et de la loi) à travers des attitudes propre à différentes sociétés.

A) Le respect de soi


Le marquage corporel :
Le piercing et le tatouage dans nos sociétés occidentales (encore un peu influencées par le christianisme) peuvent être perçus comme une forme de maltraitance envers son corps, une forme de dénaturalisation, de bricolage de soi.
Ils sont parfois vus comme une façon de matérialiser le corps, lui permettre d’avoir un design acceptable d’en faire un objet qu’il faut présenter de façon belle pour pouvoir le vendre facilement à des consommateurs.
Dans diverses communautés africaines en revanche, ils répondent encore aujourd’hui beaucoup plus à des considérations spirituelles et d’identification de l’individu, de son appartenance à un groupe plutôt qu’à des besoins de mise en valorisation du corps.


B) Le respect de l’autre


Le rot à table :
En France, il parait très impoli de roter à table. Cela fait paraitre mal éduqué et donne très mauvaise impression. Le rot peut être perçu comme un manque de respect.
En revanche, en Arabie, à table, il est de bon ton de roter à la fin d’un repas. En effet, dans cette culture, on estime qu'une personne qui rote est une personne qui a bien mangé (car personne ne rote l'estomac vide), et cela peut être pris comme un compliment pour la maitresse de maison.

Utilisation du vous :
En France il est quasi systématique que l’on vouvoie les personnes que l’on rencontre pour la première fois, le supérieur hiérarchique, une personne plus âgée que soi, ceci permet une prise de distance entre les interlocuteurs. L’utilisation direct du tu sans passage formalisé (du « tu » au « vous ») peut être perçu comme un manque de respect, une proximité « imposée ». En Angleterre, on ne fait pas de distinction entre tu et vous, en effet le « you » englobe les deux pronoms. Que l’on s’adresse à une personne rencontrée pour la première fois, un supérieur hiérarchique, une personne plus âgée que soi. Et si l’on prend l’exemple de l’Espagne, le tutoiement est très facilement utilisé entre les personnes adultes et les personnes qui ne se connaissent pas.

C) Le respect des lois

Les lois d’un pays à l’autre, sont différentes. Le respect de celles-ci ne sera donc pas le même d’une société à l’autre.

En France la polygamie (le fait d’avoir plusieurs épouses ou époux) est interdite par la loi. Un homme polygame dans ce pays, ne respecterait donc pas la loi. En revanche, dans les pays islamiques, la polygamie est autorisée. Ainsi, ce même homme qui ne respect pas la loi en France, la respecterait dans ces pays.
Fumer dans les lieux publics. En France, depuis 2006 il est interdit de fumer dans les lieux publics.
En revanche, en Espagne, la loi est respectée si l’on fume dans un tel lieu.

Le respect est une notion complexe et relative car il ne prend pas source dans les mêmes comportements, n‘est pas envisagé de la même façon d‘une société à l‘autre. Le respect doit être étudié dans un contexte et dans une société donnée.

Conclusion :

Le respect est donc indispensable à la bonne vie en société, à l’harmonie familiale et sociale. Avec plus d’amour, il y aura forcément plus de respect. Si on aime les autres, on fait attention à eux, on a de la considération pour eux et le respect vient tout seul. Toutefois on remarque que le respect n’a pas la même valeur selon les sociétés. Celui-ci ne disparaît pas mais change d’époque en époque.
[u]
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dorian12
Invité



MessageSujet: expose le respect   Dim 30 Jan - 17:05

il ne faux pas repondre au parent car il se sente tres mal vexer et puis il esaye de faire tou ses quil faur pour nous. Evil or Very Mad
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azeza
Invité



MessageSujet: Re: Exposé sur le respect   Mar 1 Fév - 18:38

magnifique expose
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Exposé sur le respect

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