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 Exposé: Pathologies respiratoires

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Amandine.B

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Date d'inscription : 15/11/2009
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MessageSujet: Exposé: Pathologies respiratoires   Dim 21 Fév - 13:56

Le rythme respiratoire est plus lent que le rythme cardiaque : chaque poumon se gonfle et se vide de 12 à 80 fois par minute pour approvisionner le corps en oxygène et pour évacuer le gaz carbonique. L’air que nous respirons contient des poussières, des pollens, des bactéries et des virus, et il est parfois contaminé par des substances chimiques. Il n’est donc pas étonnant que, dans les pays industrialisés, les troubles respiratoires soient la cause la plus fréquente des consultations chez le médecin généraliste.

I- Anatomie du système respiratoire


A) L’arbre respiratoire

1- Les voies aériennes supérieures

Les voies aériennes au sens propre signifient les voies qui laissent passer l’air. C’est à ce niveau que des mécanismes de défenses involontaires (comme l’éternuement et la toux) aident à protéger le système respiratoire contre l’infection et l’inhalation de corps étrangers. Les voies aériennes supérieures sont constituées du nez, de la bouche, du nasopharynx, de l’oropharynx, du laryngopharynx et du larynx.

Le nez et la bouche
L’air pénètre par les narines au niveau desquelles des petits poils (vibrisses) filtrent la poussière et les grosses particules étrangères. Ce qui ne se produit pas si vous inspirez par la bouche. L’air traverse ensuite les fosses nasales où il est réchauffé et humidifié.

Le pharynx
Le pharynx (ou gorge) est un court tube allant des cavités nasales ou larynx. Il se comporte en trois parties : le nasopharynx ne laisse passer que l’air alors que l’oropharynx et le laryngopharynx permettent aussi le passage des liquides et des aliments.

Le larynx
C’est un tube cartilagineux reliant le pharynx à la trachée. Il renferme les cordes vocales, qui jouent un rôle fondamental dans la parole. Le larynx est surmonté d’un rabat cartilagineux qui le protège appelé épiglotte. Celle-ci se rabat pour fermer l’entrée du larynx durant la déglutition afin d’empêcher la salive et les aliments de s’introduire dans la trachée et donc dans les poumons.

2- La trachée
La trachée conduit l’air à destination et en provenance des poumons. C’est un tube d’environ 12 cm de longueur et maintenue ouvert par une structure d’anneaux cartilagineux. Elle siège moitié dans le cou et moitié à l’intérieur du thorax et se divise pour former les deux grandes bronches qui conduisent l’air vers les poumons.

3- Les bronches
La trachée se sépare en deux bronches primaires (ou bronches souches) qui conduisent chacune l’air dans un poumon.
Ces deux bronches principales se divisent en cinq bronches secondaires (ou bronches lobaires). Chacune de ces bronches secondaires forme un réseau dans une zone déterminée du poumon.
Elles se divisent ensuite en bronches plus petites : les bronches tertiaires (ou bronches segmentaires). Ces dernières continuent de se diviser pour former des bronchioles.

4- Les bronchioles
Les bronchioles sont de petits sacs, de diamètre inférieur à 1mm, fins comme des cheveux, situé à l’extrémité des bronches, dont elles sont les dernières ramifications. (branche/division)

5- Les alvéoles pulmonaires
Les alvéoles pulmonaires sont des cavités situées à l’extrémité des bronchioles. Quand on respire les alvéoles se gonflent et quand on expire elles se vident. Les alvéoles pulmonaires sont au nombre d’environ 300 millions et représente une surface de 100 m² étalées.

6- Les capillaires pulmonaires
Ce sont de petits vaisseaux qui entourent les alvéoles et qui forment un réseau dense. L’oxygène passe de l’air contenu dans les alvéoles vers le sang par simple diffusion à travers les membranes alvéolaires et capillaires. Le dioxyde de carbone effectue le chemin inverse. Nous développerons ses échanges gazeux un peu plus loin.
 VIDEO (2’19 – 4’00)

B) Les poumons
Les deux poumons remplissent la quasi-totalité de la cage thoracique et sont protégés par les côtes. Ils sont élastiques, ce qui leur permet de suivre les mouvements de la cage thoracique et du diaphragme durant la respiration.
Organes de forme conique, ils entourent le cœur. Chaque poumon a une base légèrement concave (présente un arrondi intérieur, un renfoncement) reposant sur le diaphragme.
L’air pénètre dans les poumons grâce aux bronches. Les poumons sont composés de l’arbre bronchique, c'est-à-dire des bronches, de bronchioles et d’alvéoles.
Le poumon est divisé en lobes (3 pour le poumon droit et 2 pour le poumon gauche) qui sont eux subdivisés en segments.
La plèvre – c'est-à-dire la membrane qui entoure complètement le poumon – est constituée de deux feuillets séparés par un liquide lubrifiant qui leur permet de glisser l’un sur l’autre pendant la respiration.
Chaque poumon pèse en moyenne 600 g et présente une teinte rosée en raison de leur forte vascularisation (présence de vaisseaux).
Leur fonction primordiale, à laquelle participe également la circulation sanguine, est l’échange des gaz et la distribution de l’oxygène.

C) Les muscles de la respiration
De nombreux muscles différents participent à la respiration. Le plus grand et le plus important est le diaphragme. C’est un grand muscle situé sous les poumons et qui les sépare des organes placés au-dessous tels que l’estomac, les intestins, le foie, la rate, côlon, le pancréas, les reins…
Les autres muscles intervenant dans la respiration sont situés entre les côtes (intercostales : voir page 136). Le diaphragme, les muscles intercostaux et l’un des muscles du cou appelé scalène entrent en action lors de la quasi-totalité des inspirations.


D) Le cœur
Celui-ci ne fait pas partie des composants du système respiratoire. Mais étant étroitement lié aux poumons lors des échanges gazeux, nous allons vous présenter brièvement cet organe.
Les Grecs et les romains pensaient que les artères transportaient de l’air et non du sang. 20 000 ans plus tard, un chercheur anglais découvre que le sang, pompé par le cœur circule dans deux réseaux : le réseau pulmonaire, d’une part, et l’ensemble du corps, d’autre part.
Le sang riche en oxygène, provenant des poumons pénètre dans l’oreillette gauche grâce aux veines pulmonaires.
Le sang pauvre en oxygène est acheminé du ventricule droit jusqu’aux poumons droit et gauche par les artères pulmonaires.



II- La respiration
A) Les échanges gazeux (Page 134/135)

La respiration est l’une des rares fonctions vitales sur laquelle nous pouvons agir directement. Le sport, accompagné de quelques séances d’exercices respiratoires, nous permet de ré apprivoiser notre souffle.
Le corps est incapable de stocker l’oxygène, c’est pour cela qu’il a besoin d’un apport constant de cette molécule. Il produit en permanence du dioxyde de carbone qui doit être rejeté.
L’oxygène entre dans les poumons grâce aux mouvements d’inspiration. Les échanges gazeux s’effectuent au niveau des alvéoles pulmonaires. L’oxygène se dissout dans le liquide à la surface des alvéoles et progresse jusqu’au sang où il s’associe avec l’hémoglobine des globules rouge, chargé de le distribuer aux cellules de l’organisme. Le sang oxygéné quitte le cœur par l’aorte et circule dans le réseau artériel et capillaire. L’oxygène quitte l’hémoglobine située à l’intérieur des globules rouges et ce diffuse dans les capillaires pour atteindre les tissus.
Le processus de respiration cellulaire (Oxygène et l’eau réagissent avec le glucose pour se décomposé en dioxyde de carbone et libérer de l’énergie) fabrique du dioxyde de carbone qui doit être rejeté. Il va prendre le chemin inverse de l’oxygène.


B) Le mécanisme de respiration
Le corps ne pouvant stocker l’oxygène, il nous faut respirer nuit et jour pour que l’air puisse entrer et sortir de nos poumons.
Nous respirons chaque jour près de 20 000 litres d’air. Cette respiration accomplit deux fonctions, elle fournit au corps l’oxygène nécessaire à la combustion des aliments et à la fabrication d’énergie, et elle élimine le gaz carbonique produit au cours des processus vitaux.
L’oxygène, représentant environ 20% de l’air inhalé, est dirigé vers les poumons, tandis que l’air exhalé est chargé de gaz carbonique. Bien que la respiration soit généralement involontaire, il est possible, dans certaines limites, de la modifier Vous pouvez, par exemple, prendre une grande gorgée d’air avant de plonger sous l’eau. Vous pouvez aussi arrêter volontairement de respirer, mais pas pour très longtemps car les réflexes involontaires qui nous forcent à respirer sont si puissants qu’il est impossible de se suicider en retenant son souffle. La respiration implique 2 actions : l’inspiration et l’expiration.

L’inspiration : C’est un processus actif l’air pénètre dans les poumons. Les muscles intercostaux se contractent, élèvent et ouvrent la cage thoracique (ensemble du squelette thoracique contenant le cœur et les poumons) tandis que le diaphragme (muscle en forme de coupole) se contracte et s’aplatit. Celui-ci descend pour allonger la cavité thoracique.

L’expiration : Elle est relativement passive. C’est le phénomène inverse de l’inspiration. Les muscles intercostaux se relâchent, ainsi que le diaphragme qui remonte. Les poumons se vident et l’air sort des poumons. La cage thoracique reprend alors sa position initiale.



C) La voix (Page 137)

Entre notre bouche et nos poumons, nous avons tout le nécessaire pour créer des sons riches et variée.
La première étape pour la production d’un son est la création d’un excès de pression dans les poumons. Ensuite ils vont propulser de l’air en passant par les cordes vocales. Ces cordes vocales forment un V et avec l’air, elles se mettent à vibrer. Le larynx, le pharynx, la bouche et le nez ont le même rôle qu’une caisse de résonance chez les instruments.
On obtient des sons plus ou moins graves selon :

• La tension des cordes vocales : plus elles sont tendus, plus la note produite est aigüe.
• La forme qui prend les cavités de la résonance.
On modifie la tension des cordes vocales de façon naturelle, sans nous en rendre vraiment compte. Les chanteurs d’opéra eux, connaissent les techniques qui permettent une bonne production de voix comme : la respiration, le souffle, l’utilisation de la cavité nasale.

III- Maladies respiratoires
A) Rhume (Page 138)
Le rhume est une infection fréquente du nez et de la gorge causée par plus de 200 virus différents.
Cause : Le rhume se propage par les particules émises par les éternuements ou qui se trouvent à la surface d’objets contaminés. Les virus entrent par les muqueuses du nez, de la bouche et des yeux.
Symptômes : Apparaissent graduellement et persistent généralement durant 4 à 5 jours  éternuements, écoulements nasaux (sécrétions liquides), mal de gorge, yeux larmoyants, fatigue, maux de tête légers. (Ce distingue de la grippe par l’intensité de certains symptômes (fièvre, mal de tête, fatigue))


Personne à risque : Le rhume touche surtout les jeunes enfants, car leur système immunitaire est en développement. Avec le temps, le corps acquiert une immunité contre plusieurs virus. Les adultes sont donc beaucoup moins vulnérables.
Prévention : Des mesures élémentaires d’hygiène et de bonnes habitudes de vie sont la base d’une stratégie de prévention.
• Mesures d’hygiène : se laver régulièrement les mains, ne pas partager d’objets personnels avec une personne contaminée, toussé dans le creux de son coude.
• Habitudes de vie : avoir une bonne alimentation, faire régulièrement de l’exercice physique, bien gérer son stress.
Traitements médicaux : Il n’existe pas de vaccin contre le rhume. Les traitements visent à soulager les symptômes et à diminuer leur durée.
 Acétaminophène (comprimé) : contre le mal de tête et la fièvre légère
 Décongestionnants : vaporisateur nasal


B) Grippe
La grippe est une maladie causée par un virus qui s’attaque au système respiratoire. Elle se répercute sur tout l’organisme. Infection des voies aériennes supérieures, la grippe peut parfois être extrêmement grave. On a identifié trois principaux types de virus grippal, notés A, B et C.
Le type A est le plus dangereux. Il a provoqué plusieurs pandémies meurtrières comme la grippe espagnole de 1918 (20 millions de morts environ). La grippe aviaire ainsi que la grippe A sont des virus de type A. La grippe aviaire en revanche n’est pas transmissible entre les humains. Le type B n’entraîne que des épidémies localisées. Le type C produit des symptômes beaucoup plus discrets qui s’apparentent à ceux d’un rhume. Les types B et C sont moins sujets aux mutations que le type A.
Causes : Contagieuse, elle donne lieu à des épidémies localisées ou plus importantes.
Dans la majorité des cas, prendre froid ne provoque pas la grippe. Mais le froid crée un terrain propice au développement de la grippe car il amplifie la fragilité immunitaire. De plus, durant l’hiver, le fait d’être confiné à l’intérieur contribue à la propagation des maladies contagieuses.

Symptômes : Cette infection virale parfois grave entraîne une forte fièvre allant jusqu'à 40°C et plus, frissons, maux de tête, courbatures, toux, éternuements, affaiblissement et perte d’appétit. Les symptômes peuvent durer de 24h à 1 semaine ou plus. Une personne infectée demeure contagieuse tant que durent ses symptômes. Parmi les complications, on note des infections respiratoires, une bronchite aigue ou encore une pneumonie.

Personnes à risque : Chez les nourrissons, les jeunes enfants, les personnes âgées, les cardiaques, les malades chroniques (comme ceux victimes du sida) et les insuffisants respiratoires, la grippe peut être fatale. On trouve aussi dans les personnes à risque des travailleurs du milieu de la santé et des femmes enceintes.

Prévention : Les médecins préconisent aux personnes à risque, une vaccination annuelle contre les grippes les plus courantes. Cette vaccination doit se faire avant l’hiver (période d’apparition du virus en Europe). Afin de minimiser les risques d’avoir la grippe, il est recommandé de se laver souvent les mains, de moins fréquenter les lieux publics durant l’épidémie et d’éviter de se trouver trop proche d’une personne infectée.

Traitements médicaux : Il n’y a pas de traitement spécifique, cependant il existe des médicaments contre la fièvre (antipyrétiques) et des antiviraux.

C) Bronchite (Page 139)
Dans sa forme aiguë et brève, la bronchite, une inflammation des muqueuses qui tapissent les voies aériennes, n’est généralement pas elle-même une maladie, mais la complication d’autres affections. Une bronchite persistant plus de trois mois et réapparaissant plus de deux années de suite est considérée comme chronique.

Causes : Elle peut être aiguë et donc souvent en rapport avec une infection virale soit évoluer sur le mode chronique, notamment chez les fumeurs. Elle peut compliquer une infection des voies aériennes supérieures, comme un rhume, une sinusite ou bien accompagner une grippe ou la rougeole. Elle est parfois provoquée par une infection bactérienne ou encore la coqueluche. L’inhalation de fines particules dans l’air qui irritent les poumons, une forte présence de moisissures, les poussières ou gaz toxiques en milieu de travail, le smog (brouillard épais formé de particules de suie et de gouttes d’eau, dans les régions humides et industrielles) peuvent déclencher ou aggraver une bronchite.

Symptômes : Cette inflammation et irritation des bronches est particulièrement fréquente et se développe brusquement. Elle se traduit par une toux grasse avec expectoration (expulsion par la bouche de sécrétions des voies respiratoires), une légère fièvre, un malaise général (avec des frissons, fatigue, sensation de faiblesse, baisse d’appétit, maux de tête, courbatures physiques) et parfois une respiration sifflante. Il peut y avoir aussi une douleur à la poitrine et une impression de compression des poumons.

Personnes à risque : Chez les enfants, les personnes âgées et les sujets souffrant de maladies respiratoires comme l’asthme, l’infection peut enflammer les bronchioles et le tissu pulmonaire et dégénérer en pneumonie.
La bronchite aiguë est fréquente et la majorité des individus en sont atteints au moins une fois au cours de leur vie.

Prévention : Il faut s’abstenir de fumer et ne pas s’exposer à la fumée secondaire, renforcer son système immunitaire avec du repos, de l’activité physique et une alimentation saine. Il faut respecter des mesures d’hygiène comme se laver fréquemment les mains et les porter le moins souvent au visage, éviter les espaces confinés. De plus, la vaccination contre la grippe et contre la pneumonie peut réduire le risque de contracter une bronchite.

Traitements médicaux : Du sirop contre la toux, un fluidifiant bronchique. En cas de fièvre ou de raideurs musculaires, de l’aspirine. La plupart du temps, les antibiotiques ne sont d’aucune utilité. La bronchite aiguë se guérit en une dizaine de jours.

D) Pneumonie et pneumopathie (Page 140)

La pneumopathie, inflammation des bronchioles et du tissu alvéolaire, se manifeste sous deux formes : la pneumonie lobaire, qui n’affecte qu’un des lobes du poumon, et la bronchopneumonie, où plusieurs régions d’un ou des deux poumons sont atteintes.

La pneumonie est une infection des alvéoles pulmonaires. Lorsque la pneumonie atteint aussi les bronches, on l’appelle broncho-pneumonie.

Causes : La pneumopathie peut être due à une infection virale ou bactérienne, mais aussi à des champignons, à des levures ou à des protozoaires (organismes unicellulaires). Elle est parfois consécutive à la rougeole et à la grippe. La pneumonie survient souvent après une infection respiratoire, comme une grippe. Elle est habituellement peu contagieuse mais certaines pneumonies virales le sont fortement. Rarement, une surconsommation d’alcool ou de drogues, un traitement immunosuppresseur (greffe d’organe), l’inhalation de produits toxiques ou de moisissures peut entraîner une pneumonie.

Symptômes : Les symptômes incluent la fièvre, des douleurs thoraciques et musculaires, des frissons, une toux, le souffle court, un pouls rapide et une gêne respiratoire. On peut aussi avoir des maux de tête, de la fatigue, les ganglions enflés et une perte d’appétit.

Personnes à risque : La pneumopathie affecte principalement les sujets souffrant de maladies chroniques et respiratoires, les personnes âgées, les jeunes enfants, les personnes hospitalisées, les personnes exposées à des produits chimiques toxiques dans le cadre de leur travail, les éleveurs d’oiseaux et les travailleurs œuvrant dans la confection ou la transformation de la laine, du malt (céréale) et du fromage.

Prévention : Avoir une hygiène de vie saine, ne pas fumer, se laver les mains. Le vaccin contre la grippe et contre l’Haenophilus influenza (Hib), la vaccination antipneumococcine réduisent le risque de pneumonie.

Traitements médicaux : Les antibiotiques, les médicaments antiviraux et des séances de kinésithérapie respiratoire peuvent aider à désencombrer les voies respiratoires. Une radiographie pulmonaire, six semaines après le diagnostic permettra de s’assurer de la guérison complète.


E) Tuberculose (Page 140)

Tuberculose est une maladie infectieuse causée par la bactérie Mycobacterium tuberculosis.
La forme la plus courante de tuberculose attaque les poumons où les bactéries détruisent les tissus et créent des cavités. Mais elles peuvent attaquées d’autres partie du corps comme les os, les reins les méninges, le système nerveux central.

Cause : malnutrition, mauvaises conditions sanitaires, surpeuplement, manque de suivi médical. L’agent infectieux se transmet par des gouttelettes de salives qui se retrouvent en suspension dans l’air au moment de la toux ou des éternuements.

Symptômes : fièvre légère, toux, des expectorations (crachats) de couleur inhabituelle ou sanguinolentes), perte d’appétit et de poids, sueurs nocturnes, douleur dans la poitrine à la respiration ou pendant la toux.

Personnes à risque : les personnes dont le système immunitaire est affaibli pour cause de : maladie du système immunitaire comme le sida, la malnutrition, la vieillesse.

Prévention :
• Il existe le vaccin BCG (antituberculeux) mais il n’offre pas de protection absolue (varie de 0 à 80% et n’est pas permanente). Il peut prévenir l’infection du cerveau par la tuberculose chez les enfants, mais pas l’infection pulmonaire chez les adultes.
• Dans le cas où une infection tuberculeuse latente est décelée, un traitement préventif aux antibiotiques permet, dans 70 à 90% des cas, d’éviter le passage au stade de la maladie.
• Eviter de transmettre l’infection à l’entourage.

Traitements médicaux : Diagnostic : le test cutané est le seul moyen de déceler la présence de bactéries latentes. On injecte une minuscule quantité de tuberculine (protéine) sous la peau, et la réaction, 72 heures plus tard, peut indiquer la présence de la bactérie. Après un test cutané positif, le médecin peut exiger un rayon X pour déceler la présence de cavités causées par les bactéries, de signes de pneumonie ou de liquide dans les poumons. (voir page 140)

Les traitements aux antibiotiques :
- De première ligne : 4 antibiotiques sont donnés : l’isoniazide, le rifampine, l’éthambutol et le pyrazinamide. Des cultures de sécrétions permettent d’identifier la résistance des bactéries aux médicaments (6 à 8 semaines) après quoi les médicaments inefficaces peuvent être remplacés par d’autres. Le traitement exige de prendre les médicaments quotidiennement sur une période minimale de 6 mois, parfois jusqu’à 12.
- De seconde ligne : Si les bactéries résistent, il faut recourir aux médicaments de deuxième ligne : l’éthionamide, la cyclosérine, la kanamycine et autres. Leur efficacité est moindre et doivent donc être prit sur une plus longue durée (2 ans).

F) Asthme (Page 141)

L’asthme est provoqué par une contraction des voies aériennes, conduisant à une importante réduction du flux d’air ventilatoire. Ce phénomène est encore aggravé par une sécrétion importante de mucus.

Causes: Facteurs environnementaux tels que l’exposition à des allergènes (substance qui déclenche l’allergie. C’est un composé de petite taille qui est capable de faire réagir de manière excessive l’organisme humain) tels que le pollen, les acariens, les moisissures, certains aliments et animaux domestiques. L’exercice, l’air froid, le stress, l’émotion, la fumée de cigarette et les infections des voies respiratoires supérieures peuvent également provoquer des crises.

Symptômes : Difficulté à respirer, respiration sifflante, sensation de serrement thoracique, toux sèche, maux de tête.

Personnes à risque :
• A l’enfance : Si il y a inflammation des bronchioles plus de 3 fois avant l’âge de 2 ans, il faut considérer ça comme de l’asthme.
• Début de la quarantaine : toux qui survient facilement à la moindre occasion (quand on rit…)

Prévention : Contrôler les moisissures, la présence d’animaux, les pollens, les acariens, la poussière et les autres irritants respiratoires. Maintenir dans la maison une humidité d’environ 45%, faire de l’exercice physique. Eviter le tabagisme et la fumée secondaire pendant la grossesse car cela fait augmenter le risque que le bébé souffre d’asthme.

Traitements médicaux :
• Anti-inflammatoires : prise de façon régulière à long terme, préviennent l’enflure des parois des bronches
• Bronchodilatateurs : pour rouvrir les voies aériennes et soulage les symptômes.


G) La mucoviscidose
La mucoviscidose est l’une des maladies héréditaires les plus graves et les plus fréquentes en France. Elle se caractérise par des mutations du gène (unité d’hérédité contrôlant un caractère particulier. Il correspond à un segment d’ADN ou d’ARN situé à un endroit bien précis (le locus) sur un chromosome) CFTR sur le chromosome 7 qui entraîne une anomalie du transport du chlore à travers les cellules, provoquant une accumulation de mucus dans les poumons et le pancréas et des difficultés respiratoires grave.

Le mauvais fonctionnement de la protéine CFTR entraîne un épaississement de l’ensemble des mucus, ce qui conduit aux troubles suivants : atteintes intestinales, pancréatiques, respiratoires. Celle qui nous intéresse c’est l’atteinte respiratoire. Elles sont présentes dans 90% des cas avant l’âge de 1 an.
Le mucus épais encombre les poumons et les bronches en gênant ainsi la respiration de l’enfant et d nombreuses infections car le mucus n’est pas capable de remplir son rôle c'est-à-dire de véhiculer et d’éliminer tous les micros organismes pathogènes.

Symptômes : respiration gênée par une obstruction des poumons respiration sifflante, essoufflement facile, toux chronique avec mucus, infections respiratoires fréquentes.

Traitements :
• Respiration : exercices de kinésithérapie pour drainer l’excès de mucus
• Antibiotiques et bronchodilatateurs pour prévenir les infections et améliorer la respiration
• Greffe des poumons : parfois possible chez les adultes, la moitié des gens qui en reçoivent une survivent plus de 5 ans.
• Soutien psychologique et social
• Produits de santé naturels : selon les recherches les huiles de poisson oméga-3 permettent d’améliorer légèrement les fonctions respiratoires et de diminuer les infections.

H) Cancer du poumon
Causes : De nombreuses substances inhalées déclenchent le développement de cellules anormales dans les poumons. La fumée de cigarette contient des milliers d’agents carcinogènes (cancérogènes). C’est pourquoi le tabagisme est responsable en moyenne de 85% des cas de cancer du poumon. Les substances cancérogènes de la fumée de tabac (notamment les goudrons) traversent les alvéoles et entrent dans le sang. L’exposition prolongée aux poussières de charbon, à l’amiante et au radon (gaz radioactif) peut provoquer un cancer du poumon. Le cancer des poumons est donc plus fréquent dans les régions industrielles.

Symptômes : Parfois, aucun symptôme n’est détectable. Les symptômes les plus courants sont : une toux inhabituelle, des crachats de sang; une respiration sifflante; un souffle court; une respiration difficile ou douloureuse; une douleur au thorax; une voix enrouée ou rauque durant plus de trois à quatre semaines; des bronchites ou des pneumonies à répétition; d’autres symptômes, selon le stade et l’étendue du cancer : perte de poids et d’appétit, fatigue chronique, maux de tête, mal aux os, etc. Ce cancer demeure le plus mortel.

Personnes à risque : Les fumeurs ayant une prédisposition génétique peuvent avoir un cancer du poumon. En effet, les experts avancent que des facteurs génétiques pourraient expliquer, par exemple, le fait que certaines personnes fument peu et développent le cancer, tandis que d’autres fument beaucoup, mais ne le développent pas. Les personnes atteintes d’une maladie pulmonaire chronique et en général les fumeurs sont des personnes à risque. Le cancer du poumon apparaît le plus souvent vers 60 ans.

Prévention : Ne pas fumer, éviter d’être exposé fréquemment à la fumée secondaire, éviter de s’exposer à des substances cancérogènes en milieu de travail, avoir une saine alimentation, qui inclut de cinq portions de fruits et de légumes par jour, éviter l’exposition à l’amiante, mesurer la teneur en radon de l’air dans sa maison,

Traitements médicaux : Le traitement dépend de plusieurs facteurs : la forme de cancer, le degré d’avancement ou le « stade » du cancer, l’état de santé de la personne, et ce que souhaite la personne atteinte. On propose habituellement une combinaison de chimiothérapie et de radiothérapie. On a recours à la chirurgie lorsque la tumeur est localisée et peut être retirée de façon sécuritaire. De plus, un soutien psychologique et social permet de mieux affronter la maladie

Il existe aussi des infections diverses (comme l’amygdalite, la pharyngite, la sinusite et la laryngite), la maladie du légionnaire, l’épanchement pleural, l’emphysème…

IV- Les organismes

Organisation Mondiale de la Santé (OMS) : le but de l’OMS des maladies respiratoires chroniques est d’aider les Etats Membres dans leur efforts pour réduire la charge de morbidité, d’incapacité et de mortalité prématurée liée aux maladies respiratoires chroniques et, plus précisément, à l’asthme et aux pneumopathies.
Objectifs : améliorer la surveillance afin de définir l’ampleur des maladies respiratoires chroniques et suivre les tendances futures, faire de la prévention primaire afin de réduire le niveau d’exposition des personnes et des populations aux facteurs de risque communs, en particulier le tabagisme, une alimentation déséquilibrée, la pollution atmosphérique et faire de la prévention secondaire afin d’améliorer les soins de santé dispensés aux personnes souffrant de maladies respiratoires chroniques en améliorant les normes et l’accès aux soins aux différents niveaux du système de santé.

Le Comité National contre les Maladies Respiratoires (CNMR) est une association créée en 1916 par Léon Bourgeois pour soigner les « poilus » gazés dans les tranchées. Le CNMR est entièrement indépendant et fonctionne grâce à la générosité de nombreux donateurs.
Le CNMR à 3 missions :
- Aide sociale aux malades : faire face aux besoins immédiats, répondre aux situations d’urgence et en attente d’une prise en charge régulière.
- Le soutien à la recherche : depuis 1970, plus de 600 travaux de recherche médicale en Pneumologie ont pu être financés par le CNMR.
- La prévention et éducation à la santé : auprès des jeunes (« objection école sans tabac) et auprès du grand public (www.lesouffle.org, Journée mondiale de la tuberculose, de l’asthme, sans tabac)
2, rue des Treuils
33000 BORDEAUX
Téléphone : 05 56 99 58 69

Associations de patients Asthmatiques & Allergiques : Association à but non-lucratif régie par la loi 1901. Elle organise une fois par an une journée d’échange d’information. Elle permet d’améliorer la connaissance de l’asthme et de ses facteurs déclenchant et permet d’aider à mieux prendre en charge la maladie et contribuer à améliorer ainsi la qualité de vie.
19, ave de la Béotie
33160 Saint Médard en Jalles
Téléphone : 05 56 05 73 02

La ligue nationale contre le cancer : association française créée en 1918. Elle a pour missions la prévention et le dépistage des cancers, l’action pour les malades et le soutien financier de la recherche publique dans tous les domaines touchant à la cancérologie.
6, rue Terrasson
33800 BORDEAUX
Téléphone : 05 56 94 76 41


Nous pouvons en conclure que les maladies respiratoires peuvent être provoquées par des agents extérieurs mais aussi de manière héréditaire. Un certains nombres d’organes de notre corps sont touchés par des infections. Quelques conseils nous sont donnés pour éviter leurs arrivées. Il existe aussi des organismes qui se mettent à notre disposition pour d’éventuels renseignements. Il faut dont faire très attention à notre système respiratoire car il est indispensable à la vie de notre organisme.


Bibliographie :
LES SITES :
• http://www.lesouffle.org/
• http://www.passeportsante.net
• http://www3.chu-rouen.fr/Internet/test/ventiweb/patients/guide/anatomie/
• http://www.convention-belorgey-informations.fr/associations-malades.php?departement=33/
LES DVD et CDROM:
• CDROM : LE corps humain (Le collection : Micro Application)
• DVD : Objectif Découverte Biologie Volume 3
LES LIVRES :
• Le grand Larousse du corps humain de Steve Parker
• Grand Atlas du corps humain/ préf. Jacques Amouroux ; Paris : Larousse, 1996
• Le corps humain / Sy Nguyen ; Paris : De la Martinière Jeunesse, 1996
• Atlas du corps de Richard Walker/ Paris Gallimard-Jeunesse, 2006
• Anatomie et physiologie : l’essentiel de M. Cahill/ Paris : Maloine, 1998
• Merveilles et secrets du corps humain/ Editeur : Selection du Reader’s Digest, 1987
• L’encyclopédie nomade 2006 Larousse
• VU dictionnaire visuel pour tous 2004 ; Gallimard Jeunesse
[b]
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Exposé: Pathologies respiratoires
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